
Faire pousser de quoi manger en ville n’est plus une utopie, c’est un projet d’aménagement à part entière. Micro-ferme maraîchère, potager partagé au pied des immeubles, verger de résidence, balade nourricière, chaque échelle a ses règles, son économie et ses usagers.
Paysagistes concepteurs à Lyon, nous concevons des projets nourriciers depuis 2021, et nous avons cofondé le grand romanesco, bureau d’études dédié à l’agriculture urbaine, pour porter cette expertise avec des agronomes. De la ferme urbaine GrandAlpes à Grenoble à la micro-ferme du quartier des États-Unis à Lyon 8, du parc vivrier de Gerland à la balade nourricière de Vernaison, cette page rassemble notre pratique de l’agriculture urbaine et nos réalisations en Auvergne Rhône-Alpes.
L’agriculture urbaine désigne toute production alimentaire menée en ville ou à ses portes. Elle recouvre des réalités très différentes, qu’il faut distinguer avant de dessiner.
La ferme urbaine professionnelle repose sur un maraîcher, un modèle économique et une exigence de rendement. La micro-ferme de quartier associe production et lien social, souvent portée par un tiers-lieu. Le potager partagé et le jardin collectif relèvent de l’usage habitant, sans finalité commerciale. Le verger, la palette comestible et la balade nourricière intègrent le comestible à un aménagement paysager sans en faire une exploitation.
Confondre ces modèles est l’erreur la plus courante et la plus coûteuse. Un projet réussi commence par le choix du bon modèle pour le bon site et les bons usagers.
L’agriculture urbaine répond à plusieurs enjeux qui se renforcent.
D’abord l’alimentation. Elle rapproche la production du consommateur et s’inscrit dans les stratégies alimentaires portées par les collectivités, comme celles de Grenoble et de Grenoble-Alpes Métropole.
Ensuite le lien social. Cultiver ensemble crée de la rencontre là où les espaces extérieurs sont souvent traversés sans être vécus. À Gerland, un cœur d’îlot déserté par ses occupants est redevenu un lieu de vie par le potager.
Puis le sol et le vivant. Un projet nourricier suppose un sol vivant, donc de la désimperméabilisation et de la renaturation, et il attire les pollinisateurs.
Nous articulons plusieurs leviers, illustrés par nos projets réels.
L’agriculture urbaine est un métier à part, au croisement du paysage et de l’agronomie. Plutôt que de nous en tenir au dessin, nous avons cofondé le grand romanesco, bureau d’études dédié aux projets d’agriculture urbaine, pour porter cette compétence avec les bons spécialistes.
Ce compagnonnage structure nos missions nourricières. Sur la ferme urbaine de Grenoble, le grand romanesco est mandataire et nous sommes paysagistes du groupement. Sur la micro-ferme de Lyon 8 et sur le parc de l’IES Les Primevères, nous travaillons ensemble. Cette double casquette, agence de paysage et bureau d’études agricole, est rare en Auvergne Rhône-Alpes.
Vous pouvez en savoir plus sur notre approche sur la page de notre agence.
Maîtrise d’œuvre complète, 1,5 ha, budget 100 000 €, pour la Ville de Grenoble, en 2024, avec le grand romanesco mandataire et le bureau d’études veRdé, en lien avec le porteur de projet Milles Pousses. Le projet s’inscrit dans les stratégies alimentaires et agricoles de la ville et de Grenoble-Alpes Métropole ainsi que dans l’appel à projets Quartiers Fertiles de l’ANRU. Il associe maraîchage, agroforesterie, six serres et un bâtiment d’exploitation, avec des pratiques agricoles vertueuses. Voir nos études paysagères.


Coordination, concertation et maîtrise d’œuvre paysage, 2 200 m², budget 100 000 €, pour Grand Lyon Habitat, livrée en 2025, avec le grand romanesco. Le projet étend le tiers-lieu nourricier du 8e Cèdre, créé par le bailleur en 2020, à une seconde résidence. Il associe 1 500 m² de micro-maraîchage bio-intensif et une serre agricole de 200 m² à 700 m² d’espaces habitants, avec pergola végétalisée, promenade sensorielle et thérapeutique, jeux et agrès sportifs. Voir nos réalisations pour les logements.

Concertation, diagnostic et maîtrise d’œuvre, 1 000 m², budget 150 000 €, pour la SACVL, réception en 2024, réalisation Terideal. Un cœur d’îlot sans usage et déserté est devenu un parc vivrier, avec potager partagé, jardin d’ornement partagé et placette conviviale, et du mobilier sur mesure en robinier fabriqué par une entreprise locale. La sculpture existante a été conservée et intégrée au dessin.

Maîtrise d’œuvre complète, 9 000 m², budget 400 000 €, pour Lyon Métropole Habitat, chantier en cours, avec Marin-Frery architectes. Au carrefour de la plaine agricole, du tissu urbain et de la plaine alluviale du Rhône, le projet déroule une balade nourricière sous la canopée d’arbres fruitiers, avec jardins partagés, palette comestible et récupération des eaux pluviales pour l’arrosage du potager.

C’est l’ensemble des formes de production alimentaire menées en ville ou à ses portes, de la ferme maraîchère professionnelle au potager partagé de résidence, en passant par les vergers et les palettes comestibles.
La ferme urbaine repose sur un maraîcher et un modèle économique, avec une exigence de production. Le jardin partagé relève de l’usage habitant, sans finalité commerciale. Les moyens, la conception et la gestion diffèrent entièrement.
Non. L’ensoleillement, la qualité du sol, l’accès, l’eau et le profil des usagers peuvent rendre un projet non viable. À Gerland, ces contraintes nous ont conduits à transformer un projet de micro-ferme en potager partagé, ce qui a mieux servi le lieu.