
Un site patrimonial ne se traite pas comme un terrain nu. Une église classée, un vestige, une cité jardin, un parc d’hôpital centenaire portent une histoire, des protections réglementaires et des attentes fortes. Y intervenir demande de savoir lire avant de dessiner, et de composer avec l’existant plutôt que de s’y superposer.
Paysagistes concepteurs à Lyon, nous intervenons régulièrement en contexte protégé, aux côtés d’architectes du patrimoine, d’écologues et d’architectes. Du site médiéval de Quirieu au secteur Unesco des pentes de la Croix-Rousse. De la place de l’église classée de Saint-Béron au parc de l’hôpital de Fourvière. Nous concevons des projets qui respectent la valeur des lieux tout en leur redonnant un usage vivant. Cette page rassemble notre pratique du patrimoine et nos réalisations en Auvergne Rhône-Alpes.
C’est un projet où le contexte historique et réglementaire commande la conception. Les protections sont multiples et se cumulent souvent : monument historique et ses abords, site patrimonial remarquable, secteur inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, parc naturel régional, espace boisé classé, espace naturel sensible, label patrimonial départemental…
Chacune impose ses règles et ses interlocuteurs, à commencer par l’architecte des bâtiments de France. Mais la contrainte réglementaire n’est que la partie visible. L’enjeu réel est de comprendre ce qui fait la valeur d’un lieu, ses tracés, ses vues, ses matières, ses arbres, ses usages, pour construire un projet qui la révèle au lieu de l’effacer.
D’abord parce que le patrimoine n’est pas que bâti. Un mur, une allée, un alignement d’arbres, un point de vue, une topographie structurent un site autant qu’une façade. Ces éléments relèvent du regard du paysagiste.
Ensuite parce que le patrimoine naturel et le patrimoine historique se croisent en permanence. À Quirieu, le site est à la fois espace naturel sensible de l’Isère et site de vestiges médiévaux labellisé. Arbitrer entre la préservation d’une prairie à orchidées et la lecture d’un village de ruines demande de tenir les deux fils à la fois.
Puis parce qu’un site protégé doit rester vivant. Un parvis d’église inaccessible aux personnes à mobilité réduite, un parc d’hôpital saturé de voitures, une cité jardin sans limites lisibles ne rendent service à personne. Le projet doit concilier valeur historique et usage contemporain.
Nous articulons plusieurs leviers, illustrés par nos projets réels.
Nous travaillons en groupement avec les spécialistes du patrimoine. L’agence D’Ar Jhil, architecte du patrimoine, est mandataire sur Quirieu et sur Saint-Béron. Sur la clinique Saint-Charles, nous intervenons aux côtés des architectes du patrimoine Olivier Vellay et Periscope. Sur Quirieu, nous avons croisé nos regards avec l’écologue Envinerude et les ingénieurs patrimoine Médiéval AFDP.
Cette pratique prolonge notre approche du déjà-là, que vous pouvez découvrir sur la page de notre agence. Un site patrimonial est la forme la plus exigeante du déjà-là, puisqu’il porte à la fois une matière, un vivant et une mémoire. La concevoir demande d’écouter les trois.
Étude patrimoniale paysagère et plan de gestion sur 82 ha, pour la commune de Bouvesse-Quirieu, étude en 2021, maîtrise d’œuvre en cours, avec l’architecte du patrimoine D’Ar Jhil mandataire, l’écologue Envinerude et les ingénieurs patrimoine Médiéval AFDP. Le site cumule le statut d’espace naturel sensible de l’Isère et le label patrimoine en Isère par ses vestiges médiévaux. Le plan de gestion cherche l’équilibre entre transmission de l’histoire et préservation environnementale, à travers cinq séquences paysagères. Voir nos études paysagères.

Maîtrise d’œuvre complète de la revalorisation de la place, 2 500 m², budget 325 000 €, pour la commune de Saint-Béron, livré en 2025, avec D’Ar Jhil architecte du patrimoine mandataire. Le projet met une église classée en accessibilité et transforme un carrefour circulé en cœur historique rendu aux piétons, au sein d’un territoire naturel protégé. Voir nos aménagements d’espaces publics.

Schéma directeur et étude phytosanitaire, pour l’hôpital de Fourvière, avec Dodeka architectes, en 2021. Le site surplombe Lyon, à proximité directe de la basilique et des vestiges des amphithéâtres gallo-romains. L’étude concilie le développement des activités hospitalières et la préservation des qualités paysagères, écologiques et patrimoniales du parc.

Concertation, diagnostic et étude, 4 000 m², budget 700 000 €, pour la clinique Saint-Charles. Avec Kos partners mandataire, les architectes du patrimoine Olivier Vellay et Periscope et AAGroup, étude lancée en 2025. Au cœur du quartier patrimonial des pentes de la Croix-Rousse, en secteur Unesco, le projet s’articule autour d’un jardin romantique qui reprend les formes du jardin hygiéniste historique, de jardins suspendus évoquant les simples médicinales, et des jardins nourriciers historiquement présents sur le site.

Aménagement de la place et réhabilitation de bâtiments communaux, 1 000 m², 850 000 € pour l’infrastructure paysagère et 545 000 € pour le bâti, livraison fin 2026. Un village au patrimoine historique fort, entre mémoire de la résistance, tramway et Jeux olympiques de 1968, aux portes du parc naturel régional du Vercors.

C’est un projet situé dans un périmètre protégé, abords de monument historique, site patrimonial remarquable, secteur Unesco, parc naturel régional ou espace naturel sensible, où le contexte historique et réglementaire commande la conception.
Oui, à condition de concevoir l’accessibilité comme un élément du projet et non comme un ajout. À Saint-Béron, la mise en accessibilité de l’église classée a été l’occasion de créer un nouveau parvis qui structure toute la place.
Oui, et il croise souvent le patrimoine bâti. À Quirieu, le site est à la fois espace naturel sensible et site de vestiges médiévaux, ce qui demande de traiter les deux enjeux ensemble.