
Chaque site porte déjà en lui une part de sa transformation. Des volets, des murets, des pavés, de la terre, des arbres. Trop souvent, ces ressources partent en déchet et sont remplacées par du neuf. Le réemploi inverse cette logique. Il consiste à réutiliser sur place, ou tout près, les matériaux et éléments déjà présents, pour concevoir un aménagement plus sobre, plus ancré et moins carboné.
Paysagistes concepteurs à Lyon, nous faisons du réemploi une composante de conception, pas une contrainte de fin de chantier. Cette page rassemble notre pratique du réemploi et nos réalisations concrètes en Auvergne Rhône-Alpes.
Le réemploi consiste à réutiliser un matériau ou un élément pour un usage identique ou proche, sans passer par une étape de transformation industrielle. Il se distingue du recyclage, qui broie et refabrique, et de la simple réutilisation. Réemployer les volets d’une résidence pour en faire des assises, ou les briques d’un mur démoli pour un nouveau pavage, c’est du réemploi.
En aménagement paysager, le réemploi porte sur quatre familles de ressources : le mobilier et les éléments bâtis, les matériaux minéraux comme les briques, les galets et les pierres, la terre végétale du site, et le bois. Bien mené, il commence dès le diagnostic, par un inventaire du déjà-là avant toute démolition.
On distingue deux façons de réemployer. Le réemploi in situ réutilise les matériaux sur le site même où nous les avons prélevés, ce qui supprime tout transport et conserve la mémoire du lieu. Le réemploi ex situ fait venir des matériaux issus d’un autre site, ou au contraire met les ressources excédentaires d’un chantier à disposition d’un autre.
Réemployer répond à plusieurs enjeux qui se renforcent. D’abord la sobriété, car chaque ressource réemployée est une ressource neuve non extraite et un déchet évité. Ensuite le carbone, puisque le réemploi supprime la fabrication et le transport de matériaux neufs. Puis l’identité, car réemployer les matériaux d’un lieu, c’est conserver sa mémoire et son caractère plutôt que de le standardiser.
Ce dernier point est stratégique. Un maître d’ouvrage qui inscrit le réemploi dans son marché attend une équipe capable de le mettre en œuvre concrètement. Nos réalisations le prouvent, ce qui constitue un atout dans les appels d’offres.
Notre méthode articule plusieurs leviers, illustrés par nos projets réels.
Le réemploi n’est pas pour nous un supplément, c’est une manière de concevoir. Nos projets se fondent d’abord sur le déjà-là, la biodiversité, les cycles naturels et la matière présente. Faire avec plutôt que contre, telle est notre approche de la durabilité. Cet engagement se mesure concrètement à la considération que nous portons à la gestion des ressources et au réemploi. Vous pouvez en savoir plus sur notre agence et notre équipe.
Réaménagement des espaces extérieurs d’une résidence de logement social, 4 000 m², budget 220 000 €, pour l’OPAC du Rhône, avec l’agence De + Belle architectes, réception en 2026. Le projet s’est construit autour de trois thématiques issues de la concertation, le réemploi, les usages et le végétal, avec des volets transformés en mobilier et des murets de briques conservés.

Requalification du centre-bourg historique, 5 600 m², 4 M€ dont 900 000 € pour le paysage, pour la commune de Charavines, avec Meiosis architectes, réception en 2026. Les briques et galets de la démolition ont été réemployés en pavage in situ.

Aménagement de la place et réhabilitation de bâtiments communaux, 1 000 m², 850 000 € pour l’infrastructure paysagère, pour la ville de Saint-Nizier-du-Moucherotte, livraison fin 2026. Le mobilier associe pierres locales taillées et réemploi des murets du site.
Aménagement issu d’un diagnostic paysager complet de la commune, 8 000 m², budget 250 000 €, pour la commune de Sinard, livré en 2025. Toute la terre végétale a été réemployée sur site et modelée en butte, avec du bois local.

C’est la réutilisation, pour un usage identique ou proche, de matériaux et d’éléments déjà présents sur un site. Comme du mobilier, des briques, des pierres, de la terre ou du bois, sans transformation industrielle.
Le réemploi réutilise l’élément tel quel ou presque, sur place ou à proximité. Le recyclage passe par une transformation industrielle de la matière avant refabrication. Le réemploi est plus sobre en énergie.
Le réemploi in situ réutilise les matériaux sur le site où ils ont été prélevés, sans transport. Tandis que, le réemploi ex situ mobilise des matériaux venus d’un autre site, ou destine à un autre chantier les ressources excédentaires.