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Gestion des eaux pluviales Lyon

Gestion des eaux pluviales, faire de la pluie une ressource

Pendant un siècle, la ville a traité la pluie comme un déchet, à évacuer le plus vite possible par des tuyaux. Le résultat est connu : des réseaux saturés aux orages, des inondations, des nappes qui ne se rechargent plus, et une ville qui a soif l’été alors qu’elle a chassé son eau l’hiver.

Paysagistes concepteurs à Lyon, nous prenons le problème à l’envers. Nous retenons l’eau là où elle tombe, nous la laissons s’infiltrer et nous en faisons un élément du projet plutôt qu’une contrainte enterrée.

Qu’est-ce que la gestion intégrée des eaux pluviales ?

La gestion intégrée des eaux pluviales consiste à traiter la pluie au plus près de l’endroit où elle tombe, à ciel ouvert, dans le projet de paysage, plutôt qu’à la collecter dans des canalisations pour l’envoyer ailleurs. On parle aussi de gestion à la source ou à la parcelle.

Elle repose sur des dispositifs simples et lisibles, la noue paysagère, le jardin de pluie, le bassin végétalisé, la tranchée d’infiltration, le revêtement perméable. Leur point commun est de ralentir, de retenir et d’infiltrer, au lieu d’accélérer et d’évacuer.

Notre doctrine est explicite. Nous travaillons la continuité des eaux pluviales pour réduire au maximum la création de réseaux et favoriser l’infiltration sur site.

Pourquoi gérer la pluie autrement

Quatre raisons se cumulent.

D’abord les réseaux. Chaque mètre cube infiltré sur place est un mètre cube qui ne sature pas le réseau lors d’un orage, et qui ne provoque pas de débordement en aval. Réduire le linéaire de tuyaux, c’est aussi réduire le coût d’investissement et d’entretien.

Ensuite la ressource. L’eau infiltrée recharge les nappes phréatiques, au lieu de partir au loin. Elle alimente aussi les plantations, ce qui diminue les besoins d’arrosage.

Puis la chaleur. L’eau retenue s’évapore, et cette évaporation rafraîchit. Un sol qui infiltre est un sol qui lutte contre les îlots de chaleur urbains.

Enfin la réglementation. Les documents d’urbanisme et les services techniques imposent de plus en plus la gestion des eaux pluviales à la parcelle et la limitation des débits rejetés au réseau. Ce qui était une bonne pratique devient une obligation.

Nos leviers pour gérer les eaux pluviales

Nous articulons plusieurs dispositifs, choisis selon le sol, la nappe et les usages.

  1. La noue paysagère. Un fossé large et végétalisé qui collecte, ralentit et infiltre l’eau tout en dessinant le projet. À l’ENTPE, nous avons réalisé des noues paysagères associées à des tranchées d’infiltration.
  2. Le jardin de pluie. Une dépression plantée qui reçoit les eaux de toiture et les infiltre.
  3. Le bassin paysager végétalisé. Quand les volumes l’exigent, il stocke et infiltre tout en restant un espace vivant et fréquentable, à l’inverse d’un ouvrage technique grillagé. Nous en avons réalisé un pour le bâtiment C de l’ENTPE.
  4. Les revêtements perméables et les matériaux drainants. Là où l’usage impose une surface stabilisée, nous choisissons des matériaux qui laissent passer l’eau. C’est le cas à Ambérieu-en-Bugey.
  5. Le travail du sol. Souvent le levier le plus efficace et le moins coûteux. À la place Lyautey de Rillieux-la-Pape, le travail du sol gère les eaux pluviales tout en offrant un parc ludique et animé.
  6. La réduction des réseaux. Nous cherchons systématiquement à diminuer le linéaire de canalisations. À l’ENTPE, la mise en séparatif du bâtiment et un réseau strictement dimensionné ont accompagné les dispositifs à ciel ouvert.
  7. La récupération pour l’arrosage. À la résidence du Peronnet, nous récupérons les eaux pluviales pour arroser le potager, ce qui boucle le cycle sur place. Voir notre approche de l‘agriculture urbaine.

Notre expertise de l’eau

La gestion des eaux pluviales est un sujet technique, où le paysage et l’hydraulique doivent se parler. Nous concevons donc ces projets avec des bureaux d’études VRD spécialisés, comme C2i conseils à l’ENTPE ou Altostep à Ambérieu-en-Bugey.

Notre agence est membre du Graie, réseau de référence qui fédère les acteurs de l’eau et des territoires, dont le siège est à Lyon. Cette appartenance nourrit la qualité technique de nos dispositifs et notre veille.

Le signe le plus parlant de cette compétence reste sans doute notre client. L’École nationale des travaux publics de l’État, qui forme les ingénieurs de l’aménagement du territoire et de la transition écologique, nous a confié la maîtrise d’œuvre de la gestion des eaux pluviales de son campus. Vous pouvez en savoir plus sur notre approche sur la page de notre agence.

Nos projets de gestion des eaux pluviales

Campus de l’ENTPE, Vaulx-en-Velin

Assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre, site de 68 970 m², budget de 500 000 € pour le paysage, pour l’École nationale des travaux publics de l’État, avec le bureau d’études C2i conseils. Les travaux du bâtiment C et de la piscine se sont déroulés de 2022 à 2025, le plan guide et l’esquisse du parvis sont en cours depuis 2024. Installée à Vaulx-en-Velin depuis 1975 et peu rénovée, l’école rencontrait des problèmes de gestion des eaux pluviales. Nous avons imaginé un jardin de pluie, des noues paysagères et des tranchées d’infiltration et une mise en séparatif du bâtiment. Le tout en site occupé, avec une nappe phréatique à faible profondeur et sans impacter la végétation existante, protégée au titre d’un espace vert à valoriser. Voir nos projets pour les établissements.

État des lieux du site et de la gestions des eaux de pluie, de l'ENTPE avant l’élaboration d'un plan guide par le perchoir paysage

Etat des lieux du site
Proposition pour la gestion du site et des eaux pluviales de l'ENTPE par le perchoir paysage

Place Sémard, Ambérieu-en-Bugey

Maîtrise d’œuvre complète du lot paysage, 3 943 m² d’espaces publics, pour la commune d’Ambérieu-en-Bugey. En groupement avec Meiosis architectes mandataire et le bureau d’études VRD Altostep, lauréat du concours en 2025. Le projet associe gestion des eaux pluviales, renaturation, désimperméabilisation, revêtements perméables et une palette végétale choisie pour le climat de 2050, en s’inspirant des courbes de l’Albarine. Voir nos aménagements d’espaces publics.

le perchoir paysage revêtements perméables place Sémard à Ambérieu-en-Bugey gestion des eaux pluviales

Place Lyautey, Rillieux-la-Pape

Maîtrise d’œuvre complète des aménagements extérieurs d’un ensemble de logements, 9 500 m², budget 750 000 €. Pour Dynacité, avec AHV architectes mandataire et Meiosis associés, chantier en cours. Le travail du sol gère les eaux pluviales tout en offrant un parc ludique et animé, avec une végétalisation dense en cœur d’îlot. Voir nos réalisations pour les logements.

le perchoir paysage travail du sol et gestion des eaux pluviales place Lyautey à Rillieux-la-Pape

Résidence du Peronnet, Vernaison

Maîtrise d’œuvre complète, 9 000 m², budget 400 000 €, pour Lyon Métropole Habitat, avec Marin-Frery architectes, chantier en cours. Le projet donne une place prédominante au végétal et à l’eau, avec des sols perméables, la renaturation des sols et la récupération des eaux pluviales pour arroser le potager.

le perchoir paysage récupération des eaux pluviales pour le potager résidence du Peronnet à Vernaison


 

Questions fréquentes sur la gestion des eaux pluviales

Qu’est-ce que la gestion intégrée des eaux pluviales ?

C’est le fait de traiter la pluie au plus près de son point de chute, à ciel ouvert et dans le projet de paysage, par infiltration, plutôt que de la collecter dans des réseaux pour l’évacuer.

Qu’est-ce qu’une noue paysagère ?

C’est un fossé large et végétalisé qui collecte les eaux de ruissellement, les ralentit et les infiltre. Bien dessinée, elle est à la fois un ouvrage hydraulique et un élément du paysage.

Quelle différence entre une noue et un jardin de pluie ?

La noue est linéaire et conduit l’eau tout en l’infiltrant. Le jardin de pluie est une dépression plantée qui reçoit ponctuellement des eaux, souvent de toiture, et les infiltre sur place.