
Pendant des décennies, la ville s’est couverte d’enrobé et de béton. Places, parkings, cours et trottoirs ont été rendus étanches, coupant le sol de l’eau, de l’air et du vivant. La désimperméabilisation inverse ce mouvement. Elle consiste à retirer les revêtements imperméables pour retrouver de la pleine terre, laisser l’eau de pluie s’infiltrer et redonner au sol son rôle de support de vie.
Paysagistes concepteurs à Lyon, nous désimperméabilisons places, cœurs d’îlots et espaces publics partout en Auvergne Rhône-Alpes, de Rillieux-la-Pape à Ambérieu-en-Bugey.
Désimperméabiliser un sol, c’est retirer la couche étanche qui le recouvre, enrobé, béton ou dalle, pour le remettre en contact avec l’eau et l’air. On parle aussi de débitumisation lorsqu’il s’agit d’ôter du bitume. L’objectif n’est pas seulement esthétique. Un sol perméable infiltre l’eau de pluie, nourrit la végétation, abaisse la température et accueille de nouveau la vie souterraine, des micro-organismes aux racines.
La désimperméabilisation se pratique à toutes les échelles, d’un pied d’arbre à une place entière, d’une cour d’école à un parking. Elle constitue le socle de tout projet de renaturation urbaine, car sans sol vivant, aucune plantation durable n’est possible.
Rendre les sols perméables répond à plusieurs enjeux qui se renforcent. D’abord la gestion de l’eau. Un sol qui infiltre réduit le ruissellement, soulage les réseaux lors des fortes pluies et recharge la ressource. Ensuite le climat. Un sol vivant et planté rafraîchit son environnement et participe directement à la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Puis la biodiversité, car un sol désimperméabilisé redevient un habitat. Enfin la réglementation, avec l’objectif zéro artificialisation nette qui pousse les collectivités à renaturer les sols déjà artificialisés plutôt qu’à en consommer de nouveaux.
La désimperméabilisation est donc un investissement à bénéfices multiples, ce qui explique qu’elle soit aujourd’hui fortement soutenue par les financements publics.
Notre méthode articule plusieurs leviers, choisis selon les usages du site.
La désimperméabilisation est au cœur de notre pratique, au point que nous avons rédigé un livre blanc dédié à la désimperméabilisation des sols, qui expose pourquoi et comment nous la défendons, de la place à la cour d’école. Cette réflexion nourrit chacun de nos projets.
Notre expertise s’appuie aussi sur nos réseaux. Nous sommes membre du Graie, réseau de référence qui fédère les acteurs de l’eau et des territoires, ce qui renforce la qualité technique de nos dispositifs d’infiltration. Nous travaillons avec des artisans et des pépiniéristes locaux qui maîtrisent les sols et la biodiversité de la région, pour des aménagements à la fois justes, durables et désirables.
Requalification d’un square dense, où la désimperméabilisation permet à la fois de planter et de gérer l’eau à ciel ouvert.

Transformation d’un parvis de gare très minéral en espace perméable et planté, qui absorbe la pluie au lieu de la rejeter au réseau.

Désimperméabilisation d’une place de centre-bourg, où le retrait de l’enrobé a laissé place à la pleine terre, à l’ombre et à l’infiltration. Voir nos aménagements d’espaces publics.

Nous accompagnons les collectivités dans la désimperméabilisation de leurs places, cours et espaces publics, les bailleurs sociaux et promoteurs dans celle de leurs cœurs d’îlots, et les bureaux d’études en tant que partenaire paysager de leurs équipes.
Deux sujets prolongent naturellement celui du sol : la renaturation urbaine et le rafraîchissement de la ville par la lutte contre les îlots de chaleur.
C’est l’action de retirer les revêtements imperméables comme l’enrobé ou le béton pour retrouver un sol perméable, capable d’infiltrer l’eau de pluie et d’accueillir la végétation et la vie souterraine.
La désimperméabilisation retire l’imperméable et rend le sol perméable. La renaturation va plus loin en recréant un milieu vivant et fonctionnel. La première est souvent la condition de la seconde.
Partout où c’est possible, sur les places, les rues, les parkings, les cours d’école et les jardins. Il s’agit de conserver de l’imperméable uniquement là où l’usage l’exige vraiment.