
La ville a longtemps tourné le dos au vivant. Sols compactés, cours d’eau enterrés, espaces verts appauvris. La renaturation inverse ce mouvement. Elle consiste à recréer des milieux vivants et fonctionnels là où la nature avait été effacée, pour que la biodiversité, l’eau et les sols retrouvent leur place au cœur des territoires.
Paysagistes concepteurs à Lyon, nous renaturons cours d’eau, sols artificialisés, cœurs de bourg et jardins résidentiels partout en Auvergne Rhône-Alpes, et jusqu’à Marseille. De la restauration écologique d’un ruisseau urbain à la création d’un jardin de biodiversité, cette page rassemble notre pratique de la renaturation et nos réalisations concrètes.
Renaturer, c’est redonner à un site artificialisé les caractéristiques d’un milieu naturel vivant. Cela dépasse la simple plantation. Il s’agit de restaurer un sol fonctionnel, de recréer des habitats pour la faune et la flore, et de reconnecter les milieux entre eux pour reformer des continuités écologiques, ce que l’on appelle la trame verte et bleue, et la trame turquoise pour les milieux liés à l’eau.
La renaturation s’appuie souvent sur une étape préalable de désimperméabilisation des sols, qui retire l’imperméable, puis va plus loin en recréant un écosystème. Elle se pratique à toutes les échelles, du jardin de résidence à la vallée d’un cours d’eau.
Renaturer répond à plusieurs enjeux liés. D’abord la biodiversité, car un milieu restauré redevient un habitat pour les insectes, les oiseaux et la petite faune. Ensuite l’eau, puisqu’un sol vivant infiltre, filtre et régule. Puis le climat, car les milieux renaturés rafraîchissent la ville et participent à la lutte contre les îlots de chaleur. Enfin la réglementation, avec l’objectif zéro artificialisation nette et les mesures de compensation écologique, qui imposent de renaturer des surfaces déjà abîmées.
La renaturation améliore aussi le cadre de vie et la santé des habitants, en réintroduisant du vivant accessible et sensible au quotidien.
Notre méthode articule plusieurs leviers, illustrés par nos projets réels.
La renaturation demande de croiser paysage et écologie. Nous concevons donc nos projets en lien étroit avec des écologues, comme le bureau Ubiquiste sur le plan de gestion du Jarret, et avec des acteurs de la concertation, pour que la restauration écologique soit aussi appropriée par les habitants.
Notre expertise s’ancre dans le territoire. Nous travaillons avec des pépiniéristes et des artisans locaux qui maîtrisent la biodiversité régionale, et nous puisons dans des filières de récupération des plantes. Nos projets se fondent d’abord sur le déjà-là, la biodiversité et les cycles naturels, une approche que vous pouvez découvrir sur la page de notre agence.
Élaboration d’un plan de gestion écologique pour restaurer la trame turquoise d’un ruisseau urbain, sur un vaste périmètre de vallée, budget 38 585 € HT, pour la Ville de Marseille, en groupement avec l’écologue Ubiquiste, en 2025. Le projet vise les continuités écologiques, la renaturation et l’appropriation citoyenne, avec ateliers et balades écologiques. Voir nos études paysagères.

Diagnostic et esquisse d’un lieu expérimental de biodiversité dédié à la sauvegarde des abeilles, 1 ha, budget 50 000 € sur trois tranches, pour la société Be-Keeper, en 2021. Le boisement se transforme en forêt jardinée et la prairie en espace mellifère riche en strates végétales.

Renaturation et désimperméabilisation de sols artificialisés, 4 300 m² renaturés, 31 arbres plantés, budget 165 000 € HT, pour Lidl et la commune de Meyzieu, chantier en 2026. Le projet régénère les sols sans apport extérieur, au titre d’une compensation écologique. L’application scolaire est détaillée sur notre page désimperméabilisation des cours d’école.

Requalification du centre-bourg historique, 5 600 m², 900 000 € pour le paysage, pour la commune de Charavines, réception en 2026, avec renaturation et désimperméabilisation des sols, massifs variés et arbres d’ombrage. Voir nos aménagements d’espaces publics.

C’est l’action de recréer un milieu vivant et fonctionnel sur un site artificialisé, en restaurant le sol, en recréant des habitats pour la faune et la flore et en reconnectant les milieux entre eux.
La désimperméabilisation retire les revêtements imperméables pour rendre le sol perméable. La renaturation va plus loin en recréant un écosystème complet. La première est souvent le préalable de la seconde.
C’est le réseau des continuités écologiques d’un territoire, les milieux terrestres pour la trame verte, les milieux aquatiques pour la trame bleue. La renaturation vise à restaurer ces continuités.